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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 10:45
 

 

La météo de cet été fut fort capricieuse. Nous avions fini le «stage alpi» à La Bérarde. Nous sommes donc passé de l’autre coté de la Barre et du Coolidge, à Ailefroide, pour tenter de retrouver notre copain le soleil et revisiter quelques classiques de l’Oisans. Court à vol d’oiseau, un peu moins en voiture!!!
Et la première semaine ne fut pas folichonne. Nous avons juste réussi la traversée du Pelvoux. Cette traversée avait été une de mes premières courses en...1987!!! Et bien sur je gardais un grand souvenir du fameux couloir Coolidge et de la mémorable descente par le glacier des Violettes. Cette année les conditions de neige étaient bonnes et ces deux difficultés furent négociées sans encombres. Par contre je ne me souvenais pas de toute la caillasse de m.... qui suivait,  ni des quatre rappels nécessaires pour regagner Ailefroide (dans mon souvenir, il y en avait deux). Mais peut être qu’en 27 ans cette partie de la course a changé de physionomie (plus de neige à cette époque?). En tout cas cette descente ne m’a pas séduit et il vaut mieux ne pas être trop nombreux dans certains passages!!!
La semaine suivante s’annonçait plus favorable et nous en avons profité pour enchainer. Deux courses au départ du refuge du Glacier Blanc et deux à partir de celui du Sélé.
Nous commençons donc par les Agneaux. Jolie petite course complète avec un peu d’escalade pour rejoindre le sommet et une magnifique vue décalée sur les principaux sommets des Ecrins. Eh bien, en plein mois d’août et par beau temps, nous étions la seule cordée au sommet. Incroyable!!!
Le lendemain nous allons escalader la voie «le vieux piton» à la pointe des Cinéastes. Escalade intéressante et sur du rocher fort correct. Mais comme au Moriond et à la face nord de l’aiguille de la Vanoise à Pralognan, le passage clé est rendu «assez sportif» par des résurgences.
Descente facile et courte. Au retour nous avons la surprise de voir Guillaume, Jean-Pierre et tout l’équipe du camp famille qui nous invitent à venir prendre l’apéro à leur camp de Vallouise. Nous gagnons donc ensuite le refuge du Sélé où nous avons également choisi une course de neige et une course rocheuse.
Coté rocher ce sera «super Pilou» à l’aiguille de Sialouze. J’ai déjà gravi cette voie il y a une bonne dizaine d’années avec Serge mais suite à quelques «tâtonnements» dans la recherche de l’itinéraire nous n’étions pas rentrés au refuge de bonne heure. Lors de la traversée de ces mêmes aiguilles, pendant le stage alpi de 2010, le retour avait également était assez tardif. Pas de problèmes d’itinéraire cette fois ci mais à trois cordées dans cette course d’ampleur (avec en plus deux cordées devant nous) l’horaire prévu s’était quelque peu rallongé.
Eh bien, nous n’avons pas dérogé à la règle!!! D’entrée de jeu nous nous étions mis un bon handicap en oubliant un brin de corde au refuge ce qui nécessita un aller/retour. L’escalade proprement dite fut cette fois rondement mené (à peine 5H pour 4 à 6H annoncées par le topo). Il est vrai que je connaissais les erreurs à éviter!!! Mais le coincement d’un rappel à la descente nous assura un retour à l’heure habituel.
Raoul, le célèbre gardien du refuge, nous accueillit néanmoins fort gentiment et s’enquit de nos projets du lendemain. Ailefroide répondons nous en coeur. Et lui, goguenard, «-ah bon vous redescendez». Non, non nous allons à l’Orientale. Il n’y a plus que nous dans la salle commune et nous dégustons en tête à tête le copieux et délicieux repas. La jeune aide cuisinière semble admirative du fait que nous repartions aux aurores le lendemain. Et du fond de la cuisine nous entendons la voix de Raoul qui lui dit : «ben ce sont de vrais montagnards». Nous allons nous coucher pour une très courte nuit mais fiers comme des bar-tabac.

 

 

La nuit n’a pas été très froide et cela se ressent sur les pentes de neige sommitales. Nous brassons copieusement dans une neige qui ne porte pas malgré les traces laissées par la cordée précédente. La progression est très laborieuse et j’avoue que l’idée de faire demi tour sans visiter le sommet m’effleure. Heureusement Alain m’en dissuade car la vue du sommet est absolument somptueuse. Encore peu de monde sur cette grande classique facile. Une cordée devant, une derrière...et c’est tout.

Nous avons également trainé nos chaussons dans les grandes voies des divers secteurs d’escalade d’Ailefroide. Mais ici, contrairement à la haute montagne, c’est la foule (notamment dans le secteur de la Poire). Et si l’on veut grimper tranquille, il vaut mieux arriver de bonne heure au pied de celles-ci. Une mention particulière à la voie «rivière Kwai». Si les six premières longueurs sont assez banales, les sept suivantes, après une traversée facile, sont superbes. Avec des «oreilles» dignes des granites corses dans L8 et L9.... et le passage de la rivière Kwai dans L12.

Pour finir nous nous sommes rendus dans les Cerces, du coté de la bucolique vallée de Névache, pour découvrir son calcaire sauvage. Deux courses furent réalisées à la pointe du Raisin et aux tours du Queyrellin. A la première nous fûmes accueilli au sommet par une fraiche ondée... A la deuxième nous avons attendu une heure au soleil que celui ci baigne la face tellement le fond de l’air était frais...

A noté que le 14 août au camping de Fontcouverte (situé à 1900m il est vrai) ‘à l’heure de l’apéro, le thermomètre atteignait péniblement les sept degrés!!!

 

Dom

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 09:12

 

Avec Benoit, Damien et François nous avons donc remis le cap, comme prévu, sur la Vanoise. Raph nous accompagne cette année et Alain vient finir le séjour avec nous. Les craintes, que nous avions eues en surveillant la météo la semaine précédente, étaient fondées. Il pleuvait sans discontinuer et le départ fût différé de deux jours. Nous débarquons donc un lundi après-midi au camping de Pralognan (où maintenant on nous reconnait!!!!) alors que le soleil essaie, lui aussi, de s’installer. Pour notre première sortie, nous choisissons une petite course de rocher sur un modeste sommet avec une approche courte et une descente facile : l’été indien au Moriond. Mauvaise surprise au départ : il y a des résurgences. Ce qui rend la première longueur (un dièdre en 5c) particulièrement sportive. D’autres résurgences dans une longueur en 6a me laisseront également de grands souvenirs!!! Ce qui fait que ce qui devait être une petite course d’entrainement, se termina quasiment à la tombée de la nuit. Un peu calmé par ce départ et au vu des conditions nous décidons de repousser à un peu plus tard les gros morceaux!!! Ayant appris que le Grand Bec était en bonnes conditions, nous envisageons d’aller y trainer nos crampons. Bonne pioche : nous effectuons cette jolie petite course dans des conditions idéales. Malheureusement les prévisions sont peu optimistes pour la fin de semaine. L’aiguille de la Nova et la traversée Sache/Pourri ne seront sans doute encore pas pour cette année!!! Nous profitons du dernier jour de beau pour aller gravir la petite Pasquier à la face nord de l’aiguille de la Vanoise. J’ai déjà escaladé cette voie, il y a une bonne dizaine d’année, avec ma copine Agnès. Et je l’avais trouvée absolument superbe. Après ce deuxième passage, je n’ai pas changé d’avis. Je suis de nouveau tombé sous le charme. Et je suis très heureux que Benoit, Damien et François partage mon enthousiasme. Comme prévu, la pluie fait son retour. Nous décidons d’aller tenter notre chance, plus au sud, du coté de la Bérarde. Mais il ne fait guère meilleur à notre arrivée. Passage au bureau des guides pour la météo et les conditions.....ce n’est pas très réjouissant!!! Nous montons au refuge Temple Ecrins pour la voie normale du pic Coolidge qui est facile et offre une magnifique vue sur la face sud des Ecrins. Le refuge est quasiment vide (hormis nous il n’y a que deux autres personnes). Le gardien est un peu morose et vient discuter avec nous. Comme ça m’arrive parfois en vacances, j’ai un paquet de cigarettes. Et notre pauvre gardien est à court de tabac. Je le dépanne. En remerciement il nous offre l’apéro et le digeo. De plus c’est un fin cordon bleu et le repas est succulent avec, détail qui tue, une tarte poire/chocolat en dessert. Grande soirée gastronomique!!! Le lendemain, à peine sortis du refuge, nous prenons une petite douche. Ça ne dure pas trop longtemps mais au col les nuages volent bas. Nous continuons néanmoins vers le Coolidge mais à cause du manque de visibilité nous nous trompons d’itinéraire. De toute façon la vue sur les Ecrins n’est pas pour aujourd’hui. Nous redescendons et alors que nous sommes au col les nuages se déchirent et le soleil apparait. Mauvais timing!!! Alain nous rejoint au camping dans la soirée et pour la suite, nous montons au refuge du Soreiller que nous atteignons juste avant la pluie. Ceux qui arrivent plus tard sont complètement rincés. Le lendemain matin la pluie est encore bien présente. Et l’après midi est déjà bien entamée lorsque nous partons, Damien et moi, escalader la facile et ludique voie des nains à la face est de la Dibona. Pendant ce temps le reste de l’équipe va repérer l’attaque des voies aux pointes de Burlan. Au prix d’une grosse heure de marche d’approche, les pointes de Burlan permettent de grimper dans la belle solitude de la montagne lorsque les cordées s’empilent sur la Dibona. Trois voies y sont tracées : Clémentine sans pépins, Muriabelle et Remise à Flo. J’avais déja gravi «Remise à Flo» lors d’un mes premiers stages et j’avais donc opté cette année pour «Muriabelle». Pour éviter d’être à trois cordées dans la même voie, Benoit et Damien partent dans «Remise à Flo». Jolie escalade avec de la dalle à réglette (L2) et une superbe sortie sur les feuillets d’un raide pilier. De son coté, «Muriabelle» ne me déçoit pas. Notamment L2 et L3 qui slaloment entre des surplombs avec quelques belles traversées plein gaz. La belle dalle de L7 n’est pas mal non plus. Finalement le seul bémol concernant ces voies est la descente qui s’effectue dans du terrain à chamois «type Oisans» avec en prime un détritique couloir sous le col de Burlan où il est grandement préférable de pas être trop nombreux (pour notre part, nous l’avons descendu l’un après l’autre!!!) Après une rapide collation au refuge nous redescendons dans la vallée... sous la pluie qui a fait sa réapparition. Et voila, c’est la fin du stage. Benoit, Damien, François et Raph rentrent en Normandie. Avec Alain nous continuons dans les Ecrins mais de l’autre coté, vers Ailefroide Dom

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 09:28

Cela fait un petit bout de temps que je n’avais pas sévi sur notre blog favori. Alors en attendant les vidéos des courses de cet été chaotique, je vous propose le topo d’une fort jolie course de rocher du coté de Pralogann : la petite Pasquier à la face nord de l’aiguille de la Vanoise. Cette course est absolument ma-gni-fi-que. Elle a tout pour elle : le cadre, le rocher, la variété des passages et l’ampleur. Et ce ne sont certainement pas Benoit, Damien et François qui diront le contraire!!!

Dom

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:40

 

 

C’est une histoire comme je les aime. Exceptionnellement dans cet été radieux la nuit avait été orageuse et le matin pluvieux. Comme d’habitude en pareil cas, nous sommes descendu avec Alain faire un tour dans la vallée du coté de Sallenches. Le circuit habituel. L’Inter Marché pour refaire le plein coté victuailles, Queue de chat et Le Vieux.

C’est alors que nous musardons au rayon librairie de ce dernier qu’une main se pose sur mon épaule. Surprise, c’est Michel et comme de bien entendu Lucette n’est pas bien loin. Ils nous apprennent qu’Helena et Sebastien sont également dans le coin. Rendez vous est pris pour l’apéro du soir. Lucette et Michel partent le lendemain même pour effectuer le tour du Beaufortin et Sebastien et Helena décident de nous rejoindre au camping des Bossons. Bien sûr nous lui proposons de partager une course.

Il n’hésite pas beaucoup et nous demande si nous referions la traversée de l’aiguille de Bionnassay (nous l’avions déjà effectué avec Alain il y a quelques années). Nous l’assurons que nous referons avec plaisir une aussi belle course. Et il ajoute mutin : ça serait sympa de poursuivre par les trois monts juqu’à l’aiguille du Midi. Un ange passe. Euh oui Sebastien mais la dernière benne est à quelle heure? Passage à l’OHM pour vérifier les conditions de course, réservation à Durier, les dés sont jetés!!!!

Sebastien ne voulant pas abandonner trop longtemps sa petite famille, nous décidons de monter directement à Durier. Au parking des gorges de la Gruvaz, le petit panneau qui indique presque 2300m de dénivelé met tout de suite dans l’ambiance. Jusqu’à Plan Glacier, la rando est assez bucolique. Ensuite ça se gâte: il faut remonter le glacier puis un éperon en rocher assez pourri, un peu genre de l’infâme aiguille du Gouter. Le seul avantage est qu’ici vous êtes à peu près seul ce qui fait que les pierrailles volent moins. Mais arrivé à la selle neigeuse où trône le refuge Durier, la vue sublime et le sourire de la jeune et jolie gardienne récompensent de l’effort.

D‘ailleurs chapeau bas à celle ci. Accueillir et nourrir (et en pus c’était bon!!!) les alpinistes dans des conditions aussi précaires (peu de place, presque pas d’eau...) relève de l’exploit. Le coucher de soleil est toujours aussi somptueux. Vous vous chauffez aux derniers rayons du soleil alors que les vallées sont déja dans l’ombre depuis bien longtemps.

Nuit à peu près paisible. Il est maintenant temps de s’extraire de notre petit cocon et d’aller affronter la nuit. Nous empruntons un cheminement sensiblement diffèrent de celui suivi il y a cinq ans. Au lieu de gravir un système de fissures/cheminée nous montons plus haut par la neige et rejoignons l’arête par un raide ressaut d'écailles décollées. Pas très dur mais impressionnant à la frontale. Puis c’est le sommet et la traversée, toujours aussi magique, de l’arête. Nous regagnons la voie normale du Mont Blanc et entamons la remontée vers Vallot. A hauteur de celui-ci, l’hélicoptère du PG - venu récupérés quelques alpinistes sans doute atteints de MAM - nous fait une brillante démonstration de «posé patin». Puis il faut gravir les deux bosses. Ça commence à tirer et le dernier ressaut nous fait carrément mal à Alain et moi (une fois redescendu au camping, nous en rigolerons avec Alain en se demandant comment une pente qui parait si douce vue de la vallée a pu nous faire aussi mal!!!) Ensuite ce n’est que du bonheur. Les conditions sont excellentes et les remontées aux épaules du Maudit et du Tacul se négocient en douceur. Voilà il est 16H nous sommes au pied de l’aiguille du Midi et la vie est vraiment belle.

Sentant l’écurie toute proche, Seb et Alain réenclenche le turbo. Heureusement pour moi, à l’endroit le plus pentu de l’arête une cordée bouchonne un peu!!!

Retour dans la vallée. Nous avons le temps d’aller boire une bière avant de sauter dans le petit train qui nous ramène au camping

Que c’est bon une bière lorsqu’on a des étoiles plein les yeux!!!

 

 

Dom

 

 

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 13:08

 

Comme promis, retour sur ce bel été 2013 et pour commencer notre virée en Vanoise avec Benoit, Damien et l’incontournable François.

Ce massif réserve à l’alpiniste de nombreuses bonnes surprises. Jadis paradis de l’initiation aux courses de neige, le récent recul des glaciers a bien compliqué les choses. Symbole de cette complication, la Grande Casse et son glacier des Grands Couloirs, autrefois en neige et fort parcouru (j’y ai même emmené mon frère!!!) est nettement moins emprunté depuis qu’il est en glace. Le Mont Pouri est un autre sommet phare de cette Vanoise. Et il y a bien longtemps que j’ai envie de le gravir, surtout après avoir lu sur de nombreux topos que l’arête Sache/Pouri était la plus belle course de mixte du massif. Ce printemps ayant été particulièrement enneigé, c’était sans doute l’occasion rêvée d’aller y trainer nos crampons.

Mais avant d’attaquer cette grande bambée, il nous fallait une course d’échauffement. Et la nature faisant bien les choses, de l’autre coté de la vallée de Peisey trône la fière pyramide de l’Alliet. Et effectivement en débarquant au refuge de Rosuel nous ne sommes pas déçus. Ce sommet a de la gueule!!!

Nous gagnons le refuge d’Entre le Lac point de départ de la course et apprenons du gardien que les doigts d’une seule main suffisent pour comptabiliser les ascensions annuelles. Et je vous le dit tout net on se demande bien pourquoi!!! Cette course mérite vraiment une fréquentation plus en rapport avec son intérêt. Tout d’abord le cadre est exceptionnel avec pour horizon les massifs du Mont Pouri et de la Grande Casse. Ensuite le rocher est très correct, si on reste bien sur le fil de l’arête, et l’équipement inspire confiance. Prendre néanmoins quelques friends et coinceurs; c’est une course à caractère alpin avec deux beaux rappels (nous en avons même fait un troisiéme mais nous n’étions pas les premiers à le faire!!!) et le parcours de l’arête sud-est à la descente demande à être optimisé.

Et justement la descente semble être le sujet qui fâche et limite la fréquentation. Jusqu’au Mont Blanc de Peisey, c’est évident. Il faut juste savoir un peu naviguer pour prendre au plus facile et ainsi ne pas trop rallonger l’horaire déjà copieux (compter 12/13H refuge à refuge). Sur les conseils avisés du gardien nous avions été la repérer la veille en montant vers le col de Plan Sery. Finalement la vraie difficulté vient du fait que, vu le peu de passage, on ne trouve ni traces ni cairns qui viennent confirmer vos choix. Mais comme je suis sympa je vais vous en donner les clés. Descendre nord-ouest (versant opposé au refuge) juste sous le cairn (avec un morceau de ferraille) qui marque le sommet du Mont Blanc de Peisey. Un peu raide au début (et on ne voit pas trop où on va), tout s’éclaire très vite et nul besoin d’être un chamois au mieux de sa forme pour négocier ce passage. Tirer vers des rochers blancs caractéristiques (environ 2600m) où on recoupe l’arête sud est pour revenir coté refuge. De là, ne surtout pas descendre, mais longer à flanc jusqu’à arriver à des dalles qui donne accès à un couloir d’éboulis qui ramène sans problème au sentier de montée. Le topo précise que cette course ne doit être entreprise que par météo stable, l’orage sur les arêtes étant une expérience peu enviable, mais vous vous en seriez surement douté!!!

Vraiment une superbe course très abordable (5b max pour le dièdre final d’ailleurs de toute beauté!!!) dans un merveilleux cadre.

Cette année à cause du fort enneigement nous avons dû nous charger avec piolets et crampons mais généralement ceux-ci ne sont pas indispensables

Nous avions donc ensuite rendez vous avec l’arête Sache/Pouri mais hélas la stabilité de la météo n’est pas le point fort de la Vanoise.

Après avoir envisagé quelques solutions de repli du coté de Pralognan (mais la météo était franchement décourageante), Benoit, Damien et François rentrent en Normandie. Pour ma part, je vais rejoindre Alain à Cham pour de nouvelles aventures!!!

Mais nous n’allons pas nous décourager pour si peu et un nouveau passage est prévu pour l’été 2014!!!

 

Dom

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 18:57

 

 

 

Et voilà, rentré maison comme disait un célèbre voyageur intergalactique. Et, oh divine surprise, si le printemps fut gris et humide, l’été fut bleu et sec. Et autant le dire tout de suite, nous en avons bien profité. Ce fut une année dédiée aux traversées et aux 4000. Et puis comme il faut bien parfois laisser un peu reposer la mécanique, nous n’avons pas hésité à faire de bucoliques randos ou grimper sur de belles dalles gorgées de soleil.

Un été de bonheur quoi!!! Je vous donne donc rendez vous dans les mois qui viennent pour partager avec vous en images ces beaux moments de montagne.

 

Dom

 

 


 

 

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 09:40

Rétrospectives deplusieurs passages dans le Queyras par Dom

 

 

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 21:22

Retour en images sur notre séjour dans le Queyras.

Une seule question subsiste: "Quand est-ce qu'on y retourne?"

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 10:54

 

 

 

Suite au raccourcissement à trois semaines de notre projet himalayen, il me restait une semaine de congé à prendre. Initialement prévue avec mon frangin, je me retrouvais seul après la défection de celui-ci. Je décidais néanmoins de descendre faire un petit coucou à nos alpes que je n’avais pas encore visitées cette année!!! Et pour commencer, je mettais le cap sur le petit massif des Grandes Rousses et plus précisément sur le pic de l’Etendard.

pic-de-l-etendard.jpg

Une grande partie du trajet eut lieu sous une pluie diluvienne mais arrivé sur place le soleil déchira les nuages et je pus sans encombre rejoindre le refuge éponyme. A ma grande surprise celui-ci était encore gardé mais je ne regrettais pas d’avoir monté mes victuailles car la partie hors sac est vraiment quatre étoiles. Départ très matinal à 5H, un peu trop à mon gout pour cette saison, mais n’étant pas le seul candidat au sommet et étant forcement réveillé, je suis parti avec le groupe. Nous arrivons en vue du glacier aux premières lueurs de l’aube. Et nous constatons que les premières pentes sont en glace vive très dure à cette heure matutinale (la descente, une fois que la face aura pris le soleil, sera beaucoup plus facile!!!) En tout cas rien à voir avec le débonnaire «F» du topo.

lever-de-soleil-sur-glacier.jpg

Montée prudente puis le pourcentage s’adoucit et l’itinéraire traverse sur la droite avant d’attaquer la raide et crevassée rampe sommitale. Là, je me vois interdire - disons de manière assez virulente - l’accès à celle-ci par un guide «qui a un sommet à faire et ne veux pas perdre son temps à aller me chercher au fond d’une crevasse». Un ange passe. Sur le fond il n’a sans doute pas tort - et c’est bien pour cela que je redescends docilement - mais manifestement il doit avoir eu la partie pédago de son diplôme dans un paquet de Bonux. Encore un guide qui pense qu’il faut absolument gueuler pour se faire comprendre et qui ne réalise pas qu’en agissant ainsi il ne grandit pas sa profession. Pour me consoler, je vais trainer mes crampons au col de Quirlies ou la vue est ma fois fort belle sur la Meije et le Rateau et le proche pic Bayle. J’ai oublié de préciser que le lever de soleil sur le glacier fut somptueux et qu’ainsi je n’est quand même pas perdu ma journée. Retour par le chemin des écoliers en allant à la découverte des petits (et grands) lacs du coin. J’en profite pour mitrailler les aiguilles d’Arves, mon prochain objectif. Nuit au col de la Croix de Fer dans le Berlingo et réveil en fanfare au petit matin par un maousse orage. La voiture en tremble. Mais j’avais vu avant de partir que le lundi était placé sous le signe de la dépression. Je me dirige donc tranquillement vers Valloire. J’en profite pour aller consulter la météo à l’OT et constate que contrairement à ce que j’avais vu à Caen le retour du beau temps n’est pas évident. Pour demain néanmoins, ça doit être jouable. En fin de journée, la pluie consent enfin à s’arrêter et j’en profite pour monter vite fait au refuge des Aiguilles d’Arves. Mais en arrivant à celui ci, noyé dans le brouillard et bien sûr sombre et désert, j’ai comme un coup de blues et je me demande bien ce que je suis venu faire dans cette galère. Le lendemain matin, un pale soleil essaie de réchauffer l’atmosphère et je me mets aussi tôt en marche. Et au détour d’un tournant mes aiguilles apparaissent enfin. aiguilles-d-arves-ouest.jpg

 

Mais je crois que je peux mettre une croix sur la centrale qui était mon objectif : elle est complètement platrée (mais il est vrai qu’avec une limite pluie/neige prévue vers 2700M je m’en doutais un peu!!!) Je me rabats donc sur la septentrionale (dite tête de chat) qui est orientée est, risque de sécher plus vite et qui est aussi plus facile.

 

aiguilles-d-arves-est.jpg

 

Escalade sans histoire. Au sommet quelques flocons volètent mais ils ont le bon gout de ne pas insister.

 

sommet-tete-de-chat.jpg

Et c’est donc sec que j’arrive à la voiture. Avantage de ces conditions : à la descente il suffit de suivre ses traces et on est sur de prendre le bon couloir!!! La suite est prévu en Maurienne. Je repars donc de suite. En repassant à Valloire je m’arrête voir la météo et ne peut constater que les prévisions sont de plus en plus pessimistes. Je vais coucher au dessus de Bramans, à coté de l’ancestrale église romane de Saint Pierre d’Extravache, d’où l’on peut faire de si belles photos de la Dent Parrachée et la pointe de l’Echelle qui étaient mes objectifs avoués. Mais je ne fais plus d’illusions sur leur réalisation. Pour les photos au coucher de soleil, c’est rapé; tout est gris. Pour le lever de soleil, même tableau. Le moral à zéro je redescend dans la vallée voir sil a météo locale est un peu plus optimiste. Mes derniers espoirs s’envolent très vite. La dépression sera là à midi et entrainera au mois deux jours de mauvais temps avec un fort vent et une limite puie/neige qui doit descendre vers 2300M. Trois jours à attendre pour éventuellement une journée de beau, c’est beaucoup trop et je remets donc le cap sur la Normandie. Surtout que si ici je ne peux rien faire, à Caen j’ai toutes les photos du Ladakh à traiter!!! Il y a du boulot. Et le retour s’effectue lui aussi sous une pluie diluvienne!!

 

Dom

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 19:02

Le Dodtour y est pour quelque chose...mais désormais on recherche des projets qui prennent de la cohérence.

Dans 2 semaines, nous serons donc de retour dans le Cantal pour un boucle de 2 jours afin de réaliser l'intégrale des sommets situés à proximité du puy mary: Le piquet, chavaroche, chapeloune, puy mary, peyre arse, bataillouse, grillou. Le tout sans redescendre en vallée.

Cette course  de crête avait été présentée dans un vieux vertical et semble apporter un sens à ces différentes ascensions en les reliant entre elles.

 

Ce sera l'occasion de bivouaquer dans la neige...petite préparation pour le Népal en quelque sorte.

2007-01-cantal-puy-mary--8-.JPG

Puy Mary, en janvier 2007, où Vaness a acquis la réputation de dépitoneuse!

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